Home » Infographic » Comment se déroule une consultation de médecine esthétique intime ?
La consultation permet d’identifier précisément la gêne, d’en rechercher la cause et de vérifier qu’elle relève réellement d’un traitement de médecine à visée esthétique intime.
Le médecin commence par préciser la demande : perte de volume des grandes lèvres, asymétrie, modification de l’aspect des tissus ou gêne fonctionnelle. Il recherche également des symptômes qui peuvent orienter vers une autre cause, notamment une douleur, des brûlures, des démangeaisons, des pertes inhabituelles ou des saignements.
Un examen de la zone intime peut être proposé lorsqu’il est nécessaire pour évaluer les tissus et confirmer l’indication.
La consultation permet enfin de déterminer si le traitement envisagé peut réellement répondre à la demande, d’en expliquer les résultats attendus et les limites, ou d’orienter la patiente vers une prise en charge gynécologique lorsqu’un problème médical est suspecté.
Les premières questions permettent de préciser ce qui gêne la patiente, depuis quand cette modification est présente et quel résultat elle souhaite obtenir.
Le médecin cherche notamment à savoir si le changement est récent ou progressif, s’il est apparu après une grossesse, une variation de poids, avec l’âge ou à la ménopause, et s’il s’accompagne d’un inconfort.
Les antécédents gynécologiques, traitements en cours, allergies, interventions antérieures et éventuelles injections ou séances laser déjà réalisées dans la zone intime sont également recherchés.
Ces informations permettent de comprendre le contexte de la demande.
Les antécédents médicaux, gynécologiques et chirurgicaux pouvant modifier l’indication ou la sécurité du traitement doivent être signalés pendant la consultation.
Le médecin recherche notamment les traitements en cours, les allergies connues, les antécédents d’infection ou d’herpès génital, les troubles de la coagulation et les interventions déjà réalisées dans la zone intime.
Une grossesse ou un allaitement doivent également être signalés. Les traitements esthétiques électifs sont généralement différés pendant ces périodes.
Il faut aussi préciser les précédents traitements esthétiques intimes, notamment les injections, afin de connaître les produits déjà utilisés et leur date de réalisation.
Oui. Décrire précisément la gêne permet de comprendre si la demande est uniquement esthétique, fonctionnelle ou associée à des symptômes qui nécessitent une évaluation médicale.
La patiente peut préciser ce qu’elle souhaite modifier, mais aussi dans quelles circonstances la gêne apparaît : au repos, avec des vêtements serrés, pendant le sport ou lors des rapports sexuels. Ces informations permettent d’évaluer son retentissement réel au quotidien.
Il est également important de signaler une sécheresse, des démangeaisons, des brûlures ou des douleurs, car ces symptômes ne relèvent pas nécessairement d’un traitement à visée esthétique.
L’objectif n’est donc pas seulement de décrire l’apparence de la zone intime, mais d’expliquer concrètement la nature et les circonstances de la gêne.
Oui, lorsqu’un traitement de la zone intime est envisagé, un examen est généralement nécessaire pour évaluer l’anatomie et vérifier que le traitement proposé correspond réellement à la modification observée.
L’examen permet d’évaluer le volume des grandes lèvres, leur symétrie, l’état des tissus et la zone précise concernée par la demande.
Il est particulièrement important pour comprendre l’origine d’une modification anatomique. Des petites lèvres plus exposées peuvent, par exemple, être liées à leur anatomie propre ou à une perte de volume des grandes lèvres qui les rend davantage visibles. Le traitement ne sera pas le même dans ces deux situations.
La présence de douleur, brûlures, démangeaisons, pertes inhabituelles, saignements ou d’une lésion doit faire rechercher une cause médicale avant tout traitement esthétique.
Une sécheresse peut notamment être liée aux modifications hormonales de la ménopause. Une irritation peut avoir une origine infectieuse ou dermatologique. Une douleur pendant les rapports peut également avoir plusieurs causes.
Dans ces situations, réaliser directement un traitement à visée esthétique risquerait de ne pas répondre au problème réel.
Un symptôme inexpliqué doit être diagnostiqué avant d’envisager une correction esthétique.
Une injection d’acide hyaluronique peut être envisagée lorsque la demande concerne une perte de volume ou une asymétrie volumétrique des grandes lèvres.
L’examen permet d’évaluer la quantité de volume perdue, la symétrie et la relation entre grandes et petites lèvres.
L’objectif recherché est ensuite défini avec la patiente. Une injection peut restaurer le galbe des grandes lèvres, mais elle ne réduit pas la taille des petites lèvres et ne traite pas une pathologie gynécologique.
La patiente doit connaître le résultat attendu, ses limites, les suites, les risques et la durée prévisible de l’effet avant de décider de réaliser le traitement.
Le médecin explique également la technique proposée, les alternatives éventuelles et les situations dans lesquelles aucun traitement n’est indiqué.
Pour une injection, les suites possibles comme un gonflement, une sensibilité ou des ecchymoses doivent être abordées. Les complications, même rares, doivent également être expliquées.
La consultation sert autant à déterminer ce que le traitement peut améliorer qu’à préciser ce qu’il ne peut pas corriger.
Cela dépend du traitement, de la situation clinique.
Une consultation ne doit pas conduire automatiquement à la réalisation immédiate d’un acte.
Le traitement peut nécessiter un temps de réflexion, des informations complémentaires ou un avis gynécologique lorsqu’un symptôme doit d’abord être exploré.
Si une contre-indication, une infection ou une lésion suspecte est identifiée, le traitement esthétique est différé.
L’objectif de la première consultation est d’abord de poser la bonne indication, pas de réaliser systématiquement un acte.
Il est utile de connaître le problème que l’on souhaite améliorer, sa date d’apparition et les éventuels symptômes associés.
La patiente peut préparer la liste de ses traitements, de ses antécédents et des interventions ou injections déjà réalisées dans la zone intime.
Si elle possède les références d’un produit précédemment injecté, elles peuvent également être utiles.
Article written by Dr Romano Valeria
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