cheekbones occupent une place centrale dans l’harmonie du visage. Situées entre le look et le sourire, elles structurent l’ovale, captent la lumière et donnent au visage son relief. Lorsqu’elles sont pleines et bien définies, elles évoquent la jeunesse et la vitalité. À l’inverse, leur perte de volume ou leur affaissement rend les traits plus fatigués, plus tristes, parfois plus âgés qu’ils ne le sont réellement. C’est pourquoi, dès la quarantaine, de nombreuses femmes expriment le souhait de retrouver des pommettes rebondies, synonymes d’un visage reposé et équilibré.
Les pommettes constituent le socle du tiers moyen du visage. Elles soutiennent les tissus voisins et participent directement à la perception de jeunesse. Avec le temps, la perte osseuse, la fonte graisseuse et le relâchement cutané entraînent une descente progressive des volumes. La graisse malaire, qui donne naturellement du galbe aux pommettes, glisse vers le bas, creusant la tear trough et accentuant le nasolabial fold. Le visage paraît alors plus plat ou affaissé. Ce processus, lent mais constant, dépend de la génétique, du mode de vie et des variations hormonales. L’exposition solaire, le tabac et le stress oxydatif en accélèrent les effets.
Chez les femmes, la structure osseuse des pommettes est plus petite et la peau plus fine. Ces particularités expliquent pourquoi la perte de volume y est plus visible avec le temps. À la ménopause, la chute hormonale accentue encore le phénomène : le derme s’amincit, la graisse sous-cutanée descend au niveau du tiers inférieur du visage, et le visage se relâche. Le regard paraît moins vif. C’est souvent à ce moment que les patientes trouvent que leur visage est “vidé” ou “affaissé”.
La demande de ‘pommettes hautes’ n’a pas le même sens à 25 ans qu’à 50. Chez les plus jeunes, il s’agit souvent d’une recherche d’harmonie : donner du relief, équilibrer les volumes ou affirmer la structure du visage. Chez les femmes plus mûres, la démarche vise à restaurer la définition perdue, à redonner du soutien au tiers moyen du visage et à adoucir les traits. Le rôle du médecin est d’adapter la stratégie selon la morphologie du visage et les attentes de chaque patiente.
Les techniques actuelles permettent de redonner du volume aux pommettes sans chirurgie. L’injection d’hyaluronic acid est aujourd’hui la méthode de référence. Cette molécule, naturellement présente dans la peau, retient l’eau et stimule la production de collagène. Injectée avec précision, elle restaure le galbe et redéfinit les contours du visage. Le résultat est immédiat, réversible et modulable, avec une tenue moyenne de dix à douze mois selon le produit et le métabolisme.
Les injections sont réalisées par un médecin, à l’aide de micro-canules qui réduisent les ecchymoses et garantissent une répartition homogène du produit. Le choix de la densité du gel dépend du résultat recherché : plus ferme pour un effet liftant, plus fluide pour un rendu naturel. Ce travail de précision exige une connaissance approfondie de l’anatomie du visage et un sens esthétique affûté.
Lorsque la perte de volume est importante ou que la structure osseuse s’est réabsorbée de manière importante, une intervention chirurgicale peut être envisagée. L’implant malaire redonne une projection durable aux pommettes. Réalisée sous anesthésie locale ou générale, cette chirurgie offre un résultat stable mais reste réservée à des cas précis. Les progrès de la médecine à visée esthétique permettent aujourd’hui d’obtenir des résultats comparables sans incision ni éviction sociale. Dans certains cas, un lifting centro-facial peut être associé pour repositionner les volumes et retendre la peau.
Le volume des pommettes influence directement la répartition de la lumière sur le visage. Lorsqu’il diminue, les ombres s’accentuent et le visage paraît fatigué. À l’inverse, lorsqu’il est restauré, le teint gagne en éclat et en douceur. La correction des pommettes ne consiste donc pas à “gonfler”, mais à restituer une structure harmonieuse et cohérente, en redonnant du soutien aux tissus.
L’excès de correction est l’erreur la plus fréquente. Des pommettes trop projetées rompent l’équilibre du visage et rendent le traitement visible. Le médecin doit toujours viser la justesse : analyser les lignes naturelles, comprendre la dynamique du sourire et corriger sans figer. Les produits trop volumateurs ou mal placés peuvent fausser les expressions.
Pour prolonger les effets, il est conseillé d’associer des soins de stimulation cutanée comme la radiofrequency , facial laser photorejuvenation injections or mesotherapy. Ces techniques stimulent la synthèse de collagène et améliorent la qualité de la peau. Une bonne hygiène de vie, une protection solaire quotidienne et une hydratation suffisante contribuent également à préserver les résultats.
Redonner du volume aux pommettes, c’est restaurer un point clé de l’harmonie du visage. L’objectif n’est pas de transformer, mais de restituer ce que le temps a effacé : la fermeté, la lumière et la cohérence des traits. Entre les mains d’un médecin expérimenté, les techniques actuelles permettent d’obtenir un résultat naturel, équilibré et fidèle à l’identité du visage.
Article written by Dr Romano Valeria
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