Les expressions du visage ne sont pas seulement déterminées par les muscles. Elles résultent d’une interaction complexe entre les muscles, la peau, les volumes graisseux et le squelette sous-jacent. Les tempes participent à cette dynamique en constituant une zone de transition entre le front, les sourcils et les pommettes.
Sur un visage jeune, les tempes présentent une continuité douce entre le front et la région malaire. Cette convexité latérale adoucit la forme globale du visage et participe à l’ouverture du regard. Elle soutient la queue du sourcil, stabilise la région péri-orbitaire et évite l’aspect creusé qui donne une expression triste ou sévère.
Lorsque cette zone se vide, le visage perd ce soutien latéral. Le regard semble plus dur, parfois inquiet. Les sourcils peuvent paraître plus tombants. Les pommettes, mal soutenues, semblent trop saillantes. Ces modifications ne relèvent pas d’un changement émotionnel réel, mais d’une transformation de la structure qui modifie la façon dont le visage est perçu.
Ainsi, avant même de parler d’injection, il faut comprendre que la perte de volume des tempes modifie déjà l’expression du visage, souvent de manière négative.