IL LASER VAGINALE È EFFICACE CONTRO LA SECCHEZZA VAGINALE ?

Dernière mise à jour : 16 Settembre 2026

Le laser vaginal peut diminuer la sensation de sécheresse chez certaines femmes, notamment après la ménopause, mais son efficacité n’est pas démontrée de manière suffisamment solide pour en faire un traitement de référence. Les études sans placebo rapportent souvent une amélioration, tandis que les essais comparant le laser à un traitement simulé montrent des bénéfices plus modestes. Le traitement doit donc être choisi en fonction de la cause de la sécheresse et des alternatives disponibles.

Pourquoi la sécheresse vaginale apparaît-elle souvent après la ménopause ?

Après la ménopause, la diminution des œstrogènes modifie progressivement la muqueuse vaginale et peut provoquer une sécheresse.
La muqueuse devient plus fine et plus fragile. La lubrification diminue et l’élasticité des tissus se modifie.
La sécheresse peut alors s’accompagner de brûlures, d’irritations, de démangeaisons ou de douleurs pendant les rapports. Ces manifestations font partie du syndrome génito-urinaire de la ménopause.
Contrairement à certains symptômes de la ménopause, la sécheresse vaginale ne disparaît pas nécessairement spontanément avec le temps.

Comment le laser vaginal peut-il agir sur la sécheresse ?

Le laser agit sur la muqueuse vaginale ; il n’apporte pas directement de lubrification et ne remplace pas les œstrogènes.
L’énergie délivrée provoque une réaction tissulaire contrôlée. Les modifications recherchées concernent notamment la structure de l’épithélium vaginal et du tissu conjonctif sous-jacent.
L’objectif est d’améliorer l’état des tissus afin de diminuer secondairement certains symptômes, dont la sécheresse.
Le mécanisme est donc différent de celui d’un lubrifiant, qui réduit ponctuellement les frottements, ou d’un traitement hormonal local, qui agit sur les tissus sensibles aux œstrogènes.

La sécheresse vaginale s’améliore-t-elle réellement après le laser ?

Oui, une diminution de la sécheresse est observée dans de nombreuses études après un laser vaginal. Cependant, cette amélioration ne prouve pas à elle seule que le laser en est responsable.
Les études observationnelles, dans lesquelles toutes les femmes savent qu’elles reçoivent le traitement, rapportent fréquemment une diminution des symptômes.
Les essais contrôlés versus placebo apportent une information différente : ils comparent le laser à une procédure simulée. Dans ces études, une amélioration a été également observée dans le groupe placebo.
La question scientifique n’est donc pas seulement de savoir si la sécheresse diminue après un laser, mais si elle diminue davantage qu’après un traitement simulé.

Le laser est-il indiqué pour toutes les sécheresses vaginales ?

Non. Avant de proposer un laser, il faut identifier la cause de la sécheresse.
Une sécheresse vaginale peut être liée à la ménopause, mais également à l’allaitement, à certains médicaments ou à différentes affections gynécologiques.
Une sensation de sécheresse peut aussi être confondue avec une irritation, une infection ou une affection vulvaire.
Réaliser un laser sans avoir identifié la cause peut donc conduire à traiter la muqueuse alors que le problème nécessite une prise en charge différente.

Le laser peut-il être envisagé lorsqu’on ne souhaite pas utiliser d’hormones ?

Oui. Le laser vaginal peut être envisagé chez certaines femmes qui ne souhaitent pas utiliser de traitement hormonal, mais il n’est pas systématiquement la meilleure alternative non hormonale.
D’autres options non hormonales existent, notamment les hydratants vaginaux et les lubrifiants. Les hydratants sont utilisés régulièrement pour améliorer le confort vaginal, tandis que les lubrifiants réduisent principalement les frottements et l’inconfort pendant les rapports sexuels.
Chez les femmes ayant un antécédent de cancer hormonodépendant, le choix du traitement nécessite une évaluation particulièrement rigoureuse. Les études observationnelles sur le laser rapportent souvent une amélioration des symptômes, mais les essais contrôlés contre placebo n’ont pas démontré de bénéfice cliniquement significatif clairement attribuable au laser.

Le laser peut-il traiter une sécheresse associée à des rapports douloureux ?

Il peut être discuté lorsque la douleur est directement liée à la sécheresse et aux modifications de la muqueuse vaginale.
Une muqueuse sèche et fragile augmente les frottements pendant la pénétration et peut provoquer des brûlures ou des douleurs.
Mais toutes les douleurs pendant les rapports ne viennent pas de la sécheresse. Une infection, une affection vulvaire, une cicatrice ou une contraction excessive du plancher pelvien peuvent également provoquer une dyspareunie.
Si la douleur persiste malgré une amélioration de la sécheresse, une autre cause doit être recherchée.

Comment savoir si le laser est indiqué en cas de sécheresse vaginale ?

Il faut d’abord confirmer que la sensation de sécheresse correspond réellement à une modification de la muqueuse vaginale et en identifier la cause.
Chez une femme ménopausée, il faut rechercher les autres manifestations du syndrome génito-urinaire de la ménopause et évaluer l’état de la muqueuse. Les traitements déjà utilisés, leur efficacité et leurs éventuelles contre-indications doivent également être pris en compte.
Chez une femme plus jeune, l’apparition d’une sécheresse nécessite de rechercher notamment un contexte hormonal, médicamenteux ou gynécologique avant d’envisager un traitement par laser.
Le laser vaginal peut donc améliorer la sécheresse chez certaines femmes, mais il ne constitue ni un traitement systématique ni une solution dont l’efficacité est garantie. La cause de la sécheresse doit être identifiée avant de déterminer si le laser présente un intérêt par rapport aux autres traitements disponibles.

Foto della dottoressa Valeria Romano a Ginevra

Articolo scritto dalla Dott.ssa Romano Valeria

dr.romano.valeria@gmail.com +41 78 209 02 89

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