Un type de peau désigne l’ensemble des caractéristiques propres à votre peau qui déterminent sa manière de réagir à son environnement, aux soins cosmétiques et aux variations hormonales. Il dépend notamment de trois paramètres principaux : la quantité de sébum produite, le niveau d’hydratation cutanée et le degré de sensibilité de la peau aux agressions extérieures (froid, soleil, pollution, actifs irritants).
On classe habituellement les peaux en grandes catégories – grasse, sèche, mixte, normale et sensible – mais, dans la réalité, une même personne peut présenter plusieurs traits à la fois, ou voir son type de peau évoluer au fil des saisons, de l’âge et du mode de vie. Par exemple, une peau peut être sèche et sensible, ou plutôt normale le reste de l’année et plus grasse en été sous l’effet de la chaleur et de l’humidité
Connaître son type de peau permet d’adapter ses soins et d’éviter d’aggraver certains déséquilibres cutanés. Quelques observations simples à la maison, complétées si besoin par un bilan professionnel, donnent déjà une très bonne orientation. Un diagnostic réalisé en consultation de médecine esthétique ou en bilan cutané permet de préciser le type de peau et de définir une routine vraiment personnalisée.
Pour réaliser un auto‑diagnostic simple de votre peau, il est préférable de vous observer dans un miroir, à la lumière du jour, quelques heures après le nettoyage, sans maquillage ni crème, en portant attention à la brillance, aux tiraillements éventuels, aux rougeurs et à l’aspect des pores. Il est également utile de vous fier à vos sensations après la toilette : perception de confort, de tiraillements, d’échauffements ou au contraire impression persistante de film gras sur la peau.
La peau dite normale est relativement rare à l’âge adulte. Elle se caractérise par un équilibre optimal entre production de sébum et hydratation. Le grain de peau est régulier, les pores peu visibles, le teint homogène et lumineux. La peau normale présente une bonne tolérance aux variations climatiques et aux produits cosmétiques.
Sur le plan biologique, la barrière cutanée est efficace, le film hydrolipidique bien constitué et la microcirculation équilibrée. Les phénomènes inflammatoires sont rares, et la cicatrisation est généralement de bonne qualité.
Même si elle est équilibrée, la peau normale nécessite un entretien rigoureux pour préserver ses qualités dans le temps. Le nettoyage doit être doux, sans agents décapants, afin de ne pas altérer le film hydrolipidique. Une hydratation quotidienne est indispensable, même en l’absence de tiraillements.
En médecine esthétique, la peau normale répond particulièrement bien aux soins de prévention du vieillissement cutané. Les peelings superficiels, les soins de stimulation cellulaire (inducteurs de la synthèse de collagène) et les injections de toxine botulique, pour éviter l’apparition des rides statiques, peuvent être proposés de manière raisonnée, toujours dans une approche personnalisée et progressive.
Pour une peau normale, l’objectif est de préserver l’équilibre déjà présent tout en protégeant la peau au quotidien.
La peau sèche se caractérise par une production insuffisante de sébum. Ce déficit lipidique entraîne une altération de la barrière cutanée, responsable d’une perte insensible en eau plus importante. Cliniquement, la peau est fine, parfois rugueuse, avec une sensation fréquente de tiraillement, en particulier après le nettoyage.
Avec le temps, la peau sèche a tendance à marquer plus rapidement les signes du vieillissement cutané. Les rides apparaissent plus précocement, et la peau peut devenir terne, moins élastique et plus vulnérable aux agressions extérieures.
La prise en charge de la peau sèche repose sur la restauration de la barrière cutanée. Les soins doivent privilégier des formulations riches, contenant des lipides biomimétiques, des céramides et des agents humectants.
En médecine esthétique, des traitements comme les Skinboosters, la mésothérapie ou certains peelings doux peuvent améliorer significativement la qualité de la peau sèche.
Les peaux sèches nécessitent une routine centrée sur l’hydratation et la réparation de la barrière cutanée. Il est important d’hydrater la peau régulièrement avec des textures riches ou relipidantes, matin et soir, afin de limiter les tiraillements et la sensation d’inconfort.
Le choix de la crème est essentiel : privilégier des soins hydratants qui renforcent le film hydrolipidique sans décaper ni retirer les huiles naturelles de la peau, en évitant les nettoyants trop moussants ou alcoolisés. En parallèle, une bonne hydratation interne, en buvant suffisamment d’eau tout au long de la journée, contribue à maintenir un meilleur niveau d’hydratation globale de la peau et à soutenir ses fonctions de réparation.
La peau grasse est liée à une production excessive de sébum par les glandes sébacées. Elle se manifeste par un aspect brillant, des pores dilatés et une tendance aux imperfections, notamment les comédons et les lésions inflammatoires.
Contrairement aux idées reçues, la peau grasse n’est pas forcément mieux protégée du vieillissement. Si le sébum peut retarder l’apparition des ridules, l’inflammation chronique et les imperfections répétées peuvent altérer la qualité cutanée à long terme.
La prise en charge de la peau grasse repose sur un équilibre subtil : réguler la production de sébum sans décaper la peau.
En médecine esthétique, les peelings superficiels, les traitements par laser non ablatif et mésothérapie peuvent améliorer la qualité cutanée et resserrer les pores.
Les peaux grasses demandent une routine régulière pour contrôler l’excès de sébum sans agresser la barrière cutanée. Il est recommandé de nettoyer le visage deux fois par jour avec un nettoyant doux afin d’éliminer le gras en surface, la pollution et les impuretés, ce qui limite l’obstruction des pores et la formation d’imperfections.
Une exfoliation régulière, une à deux fois par semaine selon la tolérance, permet de retirer les cellules mortes et de désincruster les pores, à condition d’utiliser des formules non abrasives pour ne pas stimuler davantage la production de sébum. Les soins hydratants et les écrans solaires doivent être choisis non comédogènes et non gras, sous forme de gel, fluide ou émulsion légère, afin d’hydrater sans surcharger la peau.
En journée, il est possible de limiter les brillances en utilisant des papiers matifiants ou des produits matifiants ciblés sur la zone T, ce qui aide à garder un aspect plus uniforme tout en évitant de multiplier les nettoyages agressifs qui déséquilibreraient encore plus la peau
La peau mixte est probablement le type de peau le plus fréquent. Elle associe une zone centrale, dite zone T (front, nez, menton), à tendance grasse, et des zones périphériques où la peau est normale ou sèche. Cette hétérogénéité rend la prise en charge plus complexe et nécessite une approche sur mesure.
Les variations saisonnières sont souvent marquées chez les patients à peau mixte, avec une aggravation de la brillance en été et une sensation de sécheresse en hiver.
La clé du soin de la peau mixte réside dans la différenciation des zones. Les produits utilisés doivent être suffisamment doux pour les zones sèches, tout en régulant la production de sébum sur la zone T. Il est parfois nécessaire d’utiliser plusieurs produits complémentaires.
En cabinet de médecine esthétique, les protocoles peuvent être ajustés zone par zone.
L’idéal est d’utiliser des produits ciblés pour chaque zone : textures légères et régulatrices sur les parties brillantes, soins plus confortables et hydratants sur les joues et les zones qui tirent.
Un nettoyant doux et équilibrant, utilisé matin et soir, permet de purifier sans décaper, afin de ne pas stimuler davantage la production de sébum ni fragiliser les zones sèches. L’exfoliation doit rester modérée : une à deux fois par semaine, avec un exfoliant non agressif, en insistant sur la zone T et en évitant les parties où la peau est sèche pour ne pas provoquer de rougeurs ni de déshydratation.
La peau sensible ne constitue pas un type de peau au sens strict, mais une condition fréquente pouvant toucher tous les types de peau. Elle se caractérise par une réactivité excessive aux stimuli externes : variations de température, produits cosmétiques, stress ou pollution.
Les patients décrivent souvent des sensations de brûlure, de picotement, de démangeaison ou de rougeur. Sur le plan physiopathologique, on observe une altération de la barrière cutanée et une hyperactivité des fibres nerveuses cutanées.
Le traitement de la peau sensible repose avant tout sur l’éviction des facteurs déclenchants et la restauration de la barrière cutanée. Les soins doivent être minimalistes, avec des formulations courtes et bien tolérées.
En médecine esthétique, toute intervention doit être précédée d’une évaluation rigoureuse.
Les peaux sensibles demandent une approche particulièrement douce et prudente afin de limiter les réactions d’irritation ou d’inconfort. Avant d’intégrer un nouveau produit, il est recommandé de réaliser un test sur une petite zone de peau (par exemple derrière l’oreille ou sur le pli du coude) pendant quelques jours pour vérifier l’absence de rougeurs, de picotements ou de brûlures.
Le choix des soins doit se porter sur des formules spécifiquement développées pour les peaux sensibles, sans parfum et avec le moins d’ingrédients potentiellement irritants possible. Une routine simplifiée, avec peu de produits mais bien choisis (nettoyant doux, hydratant apaisant, protection solaire adaptée), aide à restaurer et à préserver la barrière cutanée.
Il est également judicieux de privilégier des ingrédients connus pour leurs propriétés calmantes, comme certains agents hydratants, anti‑inflammatoires ou riches en antioxydants, afin de réduire les rougeurs, d’apaiser les sensations d’échauffement et de renforcer progressivement la tolérance de la peau.
Le type de peau change avec le temps. Avec le vieillissement, la production de sébum diminue, la peau s’affine et la capacité de rétention d’eau se réduit. Une peau grasse peut ainsi devenir plus sèche avec le temps, tandis qu’une peau normale peut évoluer vers une peau déshydratée ou sensible.
Les modifications hormonales, notamment chez la femme à la ménopause, jouent un rôle majeur dans cette évolution. D’où l’importance d’une réévaluation régulière du type et de l’état de la peau, en particulier dans une démarche de médecine esthétique préventive.
Identifier son type de peau à l’aide de conseils génériques ou de tests approximatifs peut conduire à des erreurs de prise en charge. Un diagnostic médical permet de prendre en compte l’ensemble des paramètres cutanés, mais aussi le mode de vie, les antécédents médicaux et les attentes de chaque patient.
La personnalisation est la clé de résultats naturels et durables.
Articolo scritto dalla Dott.ssa Romano Valeria
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