L’acide hyaluronique est aujourd’hui omniprésent dans les soins cosmétiques. Gels, crèmes, sérums, lotions ou masques en contiennent, il est souvent mis en avant comme l’actif hydratant par excellence. En consultation, une question revient très fréquemment : quel type de produit à base d’acide hyaluronique faut-il réellement choisir pour sa peau ?
Cette interrogation est légitime, car tous les produits à base d’acide hyaluronique n’ont ni la même fonction, ni la même concentration, ni la même efficacité selon le type de peau et l’objectif recherché. Choisir entre un gel, une crème ou un sérum ne relève pas du hasard ni du marketing, mais d’une compréhension précise de la physiologie cutanée et du mode d’action de chaque formulation.
L’acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans la peau, où elle joue un rôle fondamental dans l’hydratation, la cohésion tissulaire et la souplesse cutanée. Sa capacité à retenir l’eau en fait un actif central dans la prévention de la déshydratation et du vieillissement cutané.
En cosmétique, l’acide hyaluronique agit principalement au niveau de l’épiderme et du derme superficiel. Il n’a pas vocation à modifier les volumes ni à agir en profondeur comme les injections d’ acido ialuronico utilisées en médecine esthétique. Son rôle est d’améliorer la qualité de surface de la peau, son confort et son aspect général.
La forme galénique du produit, gel, crème ou sérum, influence directement la manière dont l’acide hyaluronique agit et pour quel type de peau il est le plus adapté.
La forme galénique d’un produit cosmétique conditionne non seulement son confort d’utilisation, mais aussi son efficacité et sa tolérance. Un même actif peut produire des effets différents selon qu’il est intégré dans un gel, une crème ou un sérum.
La formulation influence la pénétration des actifs, leur maintien à la surface de la peau, leur interaction avec la barrière cutanée et leur capacité à être utilisés de manière régulière. Un produit mal adapté à un type de peau, même s’il contient un actif de qualité, peut entraîner inconfort, déséquilibre cutané ou être ineffice.
Le choix entre gel, crème et sérum doit donc toujours être raisonné et personnalisé.
Le gel à l’acide hyaluronique se caractérise par une texture aqueuse, légère et rapidement absorbée. Il contient généralement une forte proportion d’eau et peu ou pas de corps gras. Cette texture confère un effet frais immédiat, souvent apprécié par les patients.
Le gel à l’acide hyaluronique est particulièrement adapté aux peaux mixtes à grasses, ainsi qu’aux peaux à tendance acnéique. Il hydrate sans alourdir, sans obstruer les pores et sans augmenter la brillance cutanée. Il constitue également une bonne option en période estivale ou dans des climats chauds et humides.
En revanche, sur des peaux sèches ou matures, le gel seul peut s’avérer insuffisant, il doit être associé à une crème.
La crème à l’acide hyaluronique associe une phase aqueuse contenant l’actif à une phase lipidique destinée à renforcer la barrière cutanée. Cette combinaison permet à la fois d’apporter de l’eau à la peau et de limiter son évaporation.
La crème à l’acide hyaluronique est particulièrement indiquée pour les peaux normales à sèches, les peaux déshydratées et les peaux matures. Elle apporte un confort durable, améliore la souplesse cutanée et réduit les sensations de tiraillement.
Elle est également mieux adaptée aux environnements froids ou secs, où la barrière cutanée est davantage sollicitée. En revanche, certaines crèmes trop riches peuvent être mal tolérées par les peaux grasses ou à imperfections.
Le choix de la crème doit donc tenir compte de la richesse de la formulation et du type de peau.
Le sérum à l’acide hyaluronique se distingue par sa forte concentration en actifs et sa texture fluide. Il est conçu pour délivrer rapidement l’acide hyaluronique au niveau de l’épiderme, avec un minimum d’ingrédients superflus.
Le sérum est particulièrement intéressant chez les patients présentant une déshydratation marquée, un teint terne ou des rughette superficielles. Il agit comme un booster d’hydratation et améliore rapidement l’aspect de la peau.
Toutefois, le sérum ne remplace pas une crème. En l’absence de phase lipidique, il ne permet pas de sceller l’hydratation. Il doit donc être appliqué avant une crème, qui viendra compléter son action et protéger la barrière cutanée.
Le sérum est un soin ciblé, à intégrer dans une routine structurée.
Les huiles à base d’acide hyaluronique constituent une association cosmétique intéressante, bien que parfois source de confusion. En réalité, l’acide hyaluronique n’est pas soluble dans les corps gras, ce qui signifie qu’il n’est jamais présent directement sous forme dissoute dans une huile. Dans ces formulations, l’acide hyaluronique est généralement intégré dans une phase aqueuse ou encapsulé, puis associé à des huiles végétales au sein d’une émulsion ou d’un complexe biphasique. L’intérêt de ce type de produit repose sur la complémentarité des actions : l’acide hyaluronique apporte une hydratation en attirant l’eau dans les couches superficielles de la peau, tandis que les huiles renforcent le film hydrolipidique et limitent la perte insensible en eau. Ces soins sont particulièrement adaptés aux peaux sèches, déshydratées ou matures, chez lesquelles la barrière cutanée est fragilisée. En revanche, ils peuvent être moins bien tolérés par les peaux grasses ou à tendance acnéique, en fonction de la nature des huiles utilisées. Utilisées correctement, les huiles associées à l’acide hyaluronique permettent d’améliorer le confort cutané, la souplesse de la peau et la stabilité de l’hydratation sur le long terme.
La nature de la peau constitue le premier élément à prendre en considération dans le choix de la forme d’acide hyaluronique. Les peaux grasses ou mixtes tireront un bénéfice optimal de textures légères, telles que les gels ou les sérums, idéalement associés à des émulsions fluides non comédogènes.
Les peaux normales présentant une tendance à la déshydratation pourront avantageusement recourir à un sérum à base d’acide hyaluronique, complété par l’application d’une crème appropriée, destinée à maintenir durablement l’hydratation des tissus cutanés.
Les peaux sèches ou matures requièrent, quant à elles, des textures plus enveloppantes. L’usage d’une crème enrichie en acide hyaluronique s’avère alors particulièrement indiqué, éventuellement précédé de l’application d’un sérum afin d’optimiser l’efficacité hydratante et de renforcer la fonction barrière.
Les peaux sensibles devront privilégier des formulations épurées, rigoureusement sélectionnées pour leur tolérance cutanée, et exemptes de substances potentiellement irritantes telles que les parfums ou l’alcool.
Avant trente ans, l’utilisation de l’acide hyaluronique s’inscrit essentiellement dans une démarche préventive. L’application régulière d’un gel ou d’un sérum permet de maintenir un niveau d’hydratation optimal et de préserver la qualité et la souplesse de la peau.
Après trente ans, les besoins cutanés se modifient progressivement. La diminution physiologique des lipides cutanés ainsi que de la production endogène d’acide hyaluronique justifie alors le recours à des textures plus nourrissantes et protectrices. La crème devient, dans ce contexte, un élément central de la routine de soins, fréquemment associée à un sérum pour une action renforcée.
Lorsque l’objectif recherché est l’amélioration de l’éclat, de la texture et du confort cutané, l’association d’un sérum et d’une crème à l’acide hyaluronique apparaît comme l’option la plus pertinente.
Le respect de l’ordre d’application est essentiel. Le sérum s’applique en premier, sur une peau propre, idéalement légèrement humide. Le gel ou la crème viennent ensuite, selon la routine choisie.
Une petite quantité de produit suffit. L’excès n’améliore pas l’efficacité et peut entraîner inconfort ou déséquilibre cutané.
La régularité est déterminante. Les produits à base d’acide hyaluronique agissent dans le temps et nécessitent une utilisation quotidienne pour maintenir leurs bénéfices.
L’une des erreurs les plus fréquentes est d’utiliser uniquement un sérum ou un gel sans crème, ce qui peut paradoxalement accentuer la déshydratation. Une autre erreur consiste à choisir une texture trop riche pour son type de peau.
Changer trop souvent de produit ou multiplier les soins sans cohérence peut également fragiliser la barrière cutanée.
Enfin, l’absence de protection solaire compromet les bénéfices obtenus, car les rayonnements ultraviolets accélèrent la dégradation de l’acide hyaluronique cutané.
Les soins topiques à base d’acide hyaluronique ne doivent pas être opposés aux injections. Ils répondent à des indications différentes et complémentaires.
Les produits cosmétiques améliorent l’hydratation et la qualité de surface de la peau. Les injections d’acide hyaluronique permettent d’agir plus profondément, sur les volumes, la densité dermique (notamment les Skinboosters) ou l’hydratation profonde.
Ces approches sont souvent associées en médecine esthétique, parfois en complément de la tossina botulinica, afin d’obtenir des résultats plus harmonieux et durables.
Articolo scritto dalla Dott.ssa Romano Valeria
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