Accueil » Infographie » Les cicatrices d’acné peuvent-elles être traitées pendant une poussée active d’acné ?
Il est préférable de traiter l’acné active avant de commencer un traitement des cicatrices. Tant que des lésions inflammatoires continuent d’apparaître, elles peuvent provoquer des nouvelles cicatrices.
Certains traitements des cicatrices peuvent aussi être difficiles à réaliser sur une peau inflammatoire.
La priorité est donc de contrôler l’acné et de stabiliser les poussées avant de traiter les cicatrices déjà présentes.
Il faut d’abord traiter l’acné active pour éviter que de nouvelles cicatrices continuent à se former. Le traitement des cicatrices déjà présentes n’empêche pas l’apparition de nouvelles cicatrices si les poussées d’acné persistent.
Les cicatrices se forment lorsque l’inflammation liée à l’acné endommage le derme. Ce risque est plus important avec les lésions profondes, notamment les nodules et les kystes.
Tant que des boutons inflammatoires continuent d’apparaître, la peau reste exposée au risque de nouvelles cicatrices.
La priorité est donc de contrôler les poussées d’acné. Une fois l’acné stabilisée, les cicatrices déjà présentes peuvent être traitées.
Non. Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’aucun bouton n’apparaisse, mais l’acné inflammatoire doit être suffisamment contrôlée avant de traiter les cicatrices.
Il faut distinguer un bouton isolé occasionnel d’une véritable poussée active. La présence répétée de papules, de pustules, de nodules ou de kystes traduit une inflammation encore active et justifie de traiter d’abord l’acné.
L’acné stabilisée avec quelques lésions ponctuelles ne correspond pas nécessairement à une poussée active. La décision dépend du nombre de lésions, de leur caractère inflammatoire et de leur localisation par rapport aux zones qui doivent être traitées.
L’American Academy of Dermatology indique que le traitement des cicatrices débute généralement lorsque les poussées sont contrôlées et qu’un traitement de l’acné est poursuivi afin de prévenir des nouvelles lésions.
Une poussée d’acné inflammatoire peut gêner le traitement des cicatrices car les lésions actives sont encore en cours d’évolution, alors que les traitements cicatriciels sont destinés à remodeler des cicatrices déjà constituées.
Les lasers fractionnés, le laser ablatif continu, les peelings ou les techniques de subcision dermatologique provoquent volontairement une réaction cutanée afin de stimuler la réparation des tissus et le remodelage du collagène. Leur objectif est d’agir sur une cicatrice déjà formée.
Une papule, une pustule ou un nodule actif correspond au contraire à une lésion inflammatoire qui continue d’évoluer. Traiter une zone présentant de nombreuses lésions actives peut donc compliquer les suites du traitement.
L’évaluation réalisée avant de traiter les cicatrices ne porte donc pas uniquement sur leur type et leur profondeur. Elle doit également déterminer si l’acné responsable de ces cicatrices est encore active.
Oui. Quelques boutons isolés n’empêchent pas nécessairement de traiter les cicatrices d’acné si les poussées inflammatoires sont globalement contrôlées.
La situation est différente lorsque de nombreux boutons inflammatoires continuent d’apparaître. Dans ce cas, l’acné doit être traitée en priorité, car des nouvelles cicatrices peuvent encore se former.
La localisation des boutons est également importante. Une zone présentant des lésions inflammatoires actives peut nécessiter d’attendre leur disparition, alors qu’une autre zone comportant uniquement des cicatrices peut éventuellement être traitée.
Il n’est donc pas nécessaire d’attendre la disparition de chaque bouton. L’essentiel est que l’acné inflammatoire soit suffisamment stabilisée avant de commencer le traitement des cicatrices.
EEn général, non. Le laser destiné aux cicatrices d’acné est réalisé lorsque la poussée inflammatoire est contrôlée. Il traite les cicatrices déjà présentes, et non les boutons actifs.
Les lasers fractionnés utilisés pour les cicatrices atrophiques créent des zones microscopiques de traitement afin de stimuler la production et le remodelage du collagène. Ils ne sont pas destinés à traiter les papules, les pustules ou les nodules d’une poussée d’acné.
Certains lasers peuvent être utilisés pour traiter l’acné active, mais leur objectif est différent. Ils agissent sur l’acné en cours d’évolution, tandis que les lasers destinés aux cicatrices cherchent à améliorer les marques laissées par des lésions anciennes.
Il faut donc distinguer le traitement laser de l’acné active du traitement laser des cicatrices. Lors d’une poussée inflammatoire, la priorité est de contrôler l’acné avant de traiter les cicatrices.
Oui. Certains traitements des cicatrices d’acné peuvent être réalisés pendant la prise d’isotrétinoïne. Il n’est plus nécessaire d’attendre systématiquement six à douze mois après l’arrêt du traitement.
Cette attente était autrefois recommandée par crainte d’une mauvaise cicatrisation ou de la formation de cicatrices anormales. Les études plus récentes ne justifient plus cette précaution pour toutes les procédures.
Certains lasers fractionnés, ablatifs ou non ablatifs, peuvent notamment être utilisés pendant un traitement par isotrétinoïne chez des patients sélectionnés.
La possibilité de traiter les cicatrices doit néanmoins être évaluée au cas par cas. Le choix dépend du laser utilisé, de son intensité, de la dose d’isotrétinoïne et de l’état de la peau.
Il faut également vérifier que l’acné est suffisamment contrôlée. Si des nombreuses lésions inflammatoires sont encore présentes, il est préférable de traiter d’abord l’acné active avant de commencer le traitement des cicatrices.
Le traitement des cicatrices peut commencer lorsque l’acné inflammatoire est suffisamment contrôlée et que les lésions laissées par les poussées précédentes sont stabilisées. Il n’existe pas de délai fixe à respecter après le dernier bouton.
Il n’est donc pas nécessaire d’attendre systématiquement trois, six ou douze mois. Le critère principal est l’absence de nouvelles poussées inflammatoires régulières susceptibles de provoquer des nouvelles cicatrices.
Il faut également distinguer une véritable cicatrice d’une marque récente laissée par un bouton. Après une lésion inflammatoire, une rougeur ou une tache pigmentaire peut persister sans qu’il s’agisse nécessairement d’une cicatrice définitive. Il faut donc attendre que la lésion ait complètement cicatrisé avant d’évaluer la cicatrice éventuellement laissée par le bouton.
Le traitement peut donc être envisagé lorsque l’acné est contrôlée et que les cicatrices à corriger sont clairement identifiables et stabilisées.
Lorsque l’acné est encore active, la priorité est de la traiter afin de limiter la formation de nouvelles cicatrices. Les cicatrices déjà présentes peuvent néanmoins être examinées et classées afin d’anticiper le traitement qui pourra être proposé une fois l’acné contrôlée.
Cette évaluation permet également de distinguer les véritables cicatrices des marques rouges ou pigmentées laissées par les boutons, qui peuvent encore s’atténuer spontanément.
Le traitement de l’acné est adapté à sa forme et à sa sévérité. Les recommandations actuelles incluent notamment les rétinoïdes topiques, le peroxyde de benzoyle, certains antibiotiques et l’isotrétinoïne lorsque son indication est posée.
Article rédigé par le Dr Romano Valeria
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