Accueil » Infographie » Comment prévenir les cicatrices d’acné ?
Le risque de survenue de cicatrices d’acné peut être réduit, principalement en traitant l’acné suffisamment tôt et en évitant de manipuler les lésions. Les boutons profonds et très inflammatoires, notamment les nodules et les kystes, présentent le risque cicatriciel le plus important. La prévention consiste donc avant tout à limiter la durée et l’intensité de l’inflammation.
Une cicatrice peut apparaître lorsqu’une lésion d’acné provoque une inflammation suffisamment profonde pour endommager le derme.
Lors de la cicatrisation, la peau doit reconstruire le tissu lésé. Si cette réparation ne restitue pas correctement le volume cutané, une cicatrice en creux peut apparaître. À l’inverse, une production excessive de tissu cicatriciel peut causer une cicatrice en relief.
Les nodules et les kystes présentent un risque cicatriciel plus important, car l’inflammation atteint les couches profondes de la peau. Mais une acné moins sévère peut également laisser des cicatrices, notamment lorsque les boutons sont régulièrement manipulés.
Traiter l’acné précocement permet de réduire le risque de cicatrices en limitant le nombre de lésions inflammatoires susceptibles d’endommager le derme.
Lorsque l’acné n’est pas traitée, des nouvelles poussées peuvent apparaître. Chaque lésion profonde, notamment un nodule ou un kyste, peut provoquer des dommages dans le derme et laisser une cicatrice.
L’American Academy of Dermatology recommande donc une prise en charge précoce de l’acné afin de réduire le risque cicatriciel. Le traitement est choisi en fonction du type de lésions et de la sévérité de l’acné.
La prévention des cicatrices commence ainsi dès la phase d’acné active, avant que les lésions ne laissent des cicatrices définitives.
Oui. Même une acné légère doit être traitée lorsqu’elle persiste, devient plus inflammatoire ou commence à laisser des marques, car elle peut également être à l’origine de cicatrices.
Le risque de cicatrices est plus important dans les formes sévères d’acné, mais il n’est pas limité à celles-ci. Une acné initialement légère peut évoluer et s’accompagner progressivement de lésions plus inflammatoires.
Un traitement adapté permet de contrôler les poussées et de réduire l’apparition de nouvelles lésions susceptibles de laisser des cicatrices.
Oui. Presser, percer ou gratter les lésions d’acné augmente le traumatisme et peut favoriser la formation de cicatrices.
La manipulation mécanique peut aggraver l’inflammation et endommager davantage les tissus autour du follicule.
Le risque est particulièrement important lorsque l’on essaie d’extraire une lésion profonde qui ne peut pas être évacuée facilement.
Il est donc préférable de traiter le bouton plutôt que de tenter de le vider manuellement. L’American Academy of Dermatology identifie explicitement le fait de presser ou de gratter les lésions comme un facteur augmentant le risque cicatriciel.
Aucune crème appliquée ponctuellement sur un bouton ne garantit l’absence de cicatrice.
L’objectif est surtout de traiter l’acné dans son ensemble afin de réduire les lésions inflammatoires existantes et d’empêcher l’apparition de nouvelles lésions.
Il existe néanmoins des données montrant que le contrôle efficace de l’acné peut réduire la formation de nouvelles cicatrices. Dans un essai randomisé sur une acné inflammatoire modérée, l’association adapalène 0,1 %–peroxyde de benzoyle 2,5 % a limité l’apparition de nouvelles cicatrices atrophiques sur six mois par rapport à une formulation ne contenant pas ces principes actifs.
Cette association n’est toutefois pas adaptée à toutes les formes d’acné. Le traitement doit être choisi en fonction du type de lésions et de la sévérité de l’acné.
Non. Le soleil ne provoque pas directement les cicatrices d’acné. Il peut toutefois aggraver les conséquences de l’acné en favorisant de nouvelles poussées et en fonçant les taches laissées par les boutons.
Après une exposition solaire, les boutons peuvent sembler moins visibles pendant quelque temps. Cette amélioration est temporaire. Chez certaines personnes, l’acné réapparaît ou s’aggrave dans les semaines qui suivent. Si des nouveaux boutons inflammatoires apparaissent, ils peuvent à leur tour laisser des cicatrices.
Le soleil peut également foncer les taches brunes qui persistent après la disparition des boutons. Ces taches correspondent à une hyperpigmentation post-inflammatoire : ce ne sont pas des cicatrices, mais elles peuvent devenir plus visibles et persister plus longtemps après une exposition aux UV.
La protection solaire permet donc surtout d’éviter que les taches laissées par l’acné ne foncent. Pour prévenir les véritables cicatrices, la priorité reste de contrôler l’acné inflammatoire et de limiter l’apparition de nouvelles lésions.
Oui. Même lorsque les premières cicatrices d’acné sont déjà présentes, il est encore possible de prévenir la formation de nouvelles cicatrices en traitant rapidement l’acné active.
La priorité est de contrôler les lésions inflammatoires qui continuent d’apparaître. Tant que l’acné reste active, chaque nouvelle lésion inflammatoire peut laisser une nouvelle marque ou cicatrice.
L’American Academy of Dermatology recommande généralement de contrôler les poussées d’acné avant d’entreprendre le traitement des cicatrices.
La prise en charge poursuit donc deux objectifs distincts : prévenir des nouvelles cicatrices en contrôlant l’acné active, puis traiter les cicatrices déjà présentes.
Oui. Le risque n’est pas identique chez toutes les personnes présentant une acné.
Les lésions d’acné profondes et inflammatoires sont davantage susceptibles de laisser des cicatrices. Des antécédents familiaux de cicatrices d’acné constituent également un facteur de risque identifié.
La manipulation répétée des boutons augmente également le risque de lésions cicatricielles.
À l’inverse, il n’est pas possible de prédire parfaitement l’évolution : certaines acnés importantes laissent relativement peu de cicatrices alors que des formes moins sévères peuvent en provoquer.
Non. Il n’est pas possible de prévenir toutes les cicatrices d’acné, mais une prise en charge précoce et régulière permet d’en réduire le risque.
La formation d’une cicatrice dépend notamment de la profondeur de l’inflammation et de la manière dont la peau cicatrise, qui varie d’une personne à l’autre. Une cicatrice peut donc apparaître malgré une prise en charge adaptée.
Trois mesures permettent de réduire les principaux facteurs modifiables : traiter l’acné précocement, contrôler les poussées dans la durée et éviter de percer ou de manipuler les boutons.
Lorsque les cicatrices sont déjà constituées, l’objectif change : il ne s’agit plus de les prévenir, mais de les améliorer. Après contrôle de l’acné active, certaines cicatrices peuvent notamment être traitées par des lasers fractionnés afin de stimuler le remodelage cutané.
Il faut donc distinguer l’acné encore active, dont le traitement vise notamment à prévenir des nouvelles cicatrices, des cicatrices déjà installées qui nécessitent une prise en charge spécifique.
Article rédigé par le Dr Romano Valeria
PARTAGER CET ARTICLE SUR