Accueil » Infographie » Injections esthétiques : comment préparer sa peau ?
Avant des injections d’acide hyaluronique, de toxine botulique, de Sculptra ou un Skinbooster, il n’est pas nécessaire de suivre une préparation compliquée de la peau. L’essentiel est d’arriver avec une peau saine, sans infection ni inflammation importante, et de signaler au médecin les traitements en cours, les injections déjà réalisées et les éventuels antécédents d’herpès. Quelques précautions permettent également de limiter les irritations et le risque d’ecchymoses.
Une peau saine ne nécessite généralement aucune préparation spécifique avant des injections.
Il n’est pas nécessaire de réaliser un soin, un peeling ou une exfoliation pour « préparer » la peau. Au contraire, multiplier les traitements juste avant la séance risque de provoquer une irritation inutile.
La priorité est de conserver une peau en bon état jusqu’au rendez-vous. Une irritation importante, une poussée inflammatoire ou une infection au niveau de la zone à injecter peut conduire à reporter le traitement.
Le rétinol, la trétinoïne ou les acides cosmétiques ne constituent pas systématiquement une contre-indication aux injections, mais ils peuvent être temporairement interrompus si la peau est irritée.
Une peau rouge, qui pèle ou dont la barrière cutanée est fortement altérée n’est pas dans les meilleures conditions pour être injectée.
Il faut éviter tout soin susceptible de provoquer une irritation de la peau juste avant des injections.
Un gommage agressif, un peeling ou certains traitements dermatologiques peuvent entraîner des rougeurs, une desquamation ou une inflammation. Le délai nécessaire avant les injections dépend de la profondeur du traitement réalisé et de l’état de la peau. L’arrêt de ces pratiques une semaine avant les injections suffit.
Après un acte qui altère la barrière cutanée, les injections sont réalisées lorsque la peau est complètement cicatrisée et qu’il n’existe plus d’inflammation importante.
Une exposition solaire récente n’interdit pas systématiquement les injections, mais une peau brûlée ou fortement irritée par le soleil ne doit pas être injectée.
Un simple bronzage ne présente pas les mêmes contraintes que pour certains lasers ou peelings, mais un coup de soleil provoque une inflammation de la peau. Il faut attendre sa guérison avant de réaliser les injections.
Il est donc préférable d’éviter une exposition solaire importante dans les jours qui précèdent le rendez-vous.
Cela dépend de sa localisation et de son origine. Une zone présentant une infection ou une inflammation active ne doit pas être injectée.
Un bouton, une folliculite, une poussée d’acné importante ou une infection située sur la zone prévue pour les injections peut conduire à reporter la séance.
Il ne faut pas non plus manipuler ou percer un bouton juste avant le rendez-vous, car cela peut créer une lésion cutanée et favoriser l’inflammation.
Non. Les injections doivent être reportées en présence d’un herpès actif sur la zone à traiter ou à proximité.
Il faut également signaler au médecin tout antécédent de boutons de fièvre, particulièrement avant des injections des lèvres ou de la région péribuccale. Le traumatisme provoqué par les injections peut favoriser une réactivation chez certaines personnes.
Selon les antécédents et la zone traitée, un traitement antiviral préventif peut être prescrit par le médecin.
Un traitement prescrit par un médecin ne doit jamais être arrêté de sa propre initiative avant des injections esthétiques.
Les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires et certains médicaments peuvent augmenter le risque d’ecchymoses ou de saignement aux points d’injection. Ils doivent donc être signalés lors de la consultation.
Le médecin détermine si le traitement esthétique peut être réalisé dans ces conditions. La prévention d’une ecchymose ne justifie pas l’arrêt, sans avis médical, d’un traitement nécessaire à la santé.
Certains compléments alimentaires peuvent modifier l’agrégation plaquettaire ou la coagulation et favoriser les ecchymoses.
Il est donc utile de signaler les compléments pris régulièrement, au même titre que les médicaments.
Cela concerne notamment certains produits contenant des oméga-3 à forte dose, du ginkgo biloba ou d’autres substances susceptibles d’interagir avec l’hémostase.
Là encore, il ne faut pas interrompre systématiquement un produit sans vérifier pourquoi il est pris et s’il peut réellement être arrêté.
Il est préférable d’éviter une consommation importante d’alcool avant la séance, notamment pour ne pas favoriser les rougeurs et les ecchymoses.
Il n’est cependant pas nécessaire de suivre un régime particulier ni de modifier profondément son alimentation avant des injections.
Une hydratation normale et une alimentation habituelle suffisent.
Il n’est pas nécessaire d’arrêter le sport plusieurs jours avant une injection.
Une séance de sport réalisée la veille ne constitue pas, une contre-indication.
En revanche, il est préférable d’arriver au rendez-vous dans des conditions normales, sans forte chaleur corporelle, transpiration importante ou irritation de la peau liée à une activité pratiquée immédiatement avant la séance.
Il est préférable de ne pas programmer un soin agressif du visage immédiatement avant des injections.
Un soin doux qui ne provoque ni rougeur ni altération de la peau pose moins de problème. En revanche, un microneedling, un peeling, un laser ou toute autre procédure susceptible de provoquer une inflammation doivent être espacés d’au moins trois semaines des injections.
Le délai dépendra, plus précisément, du traitement réalisé et de la récupération de la peau.
Les soins dentaires récents ou programmés doivent être signalés avant certaines injections d’acide hyaluronique, notamment autour de la bouche.
Les soins dentaires invasifs peuvent provoquer une bactériémie transitoire et certains experts recommandent de les espacer des injections de produits de comblement.
Il est donc utile d’informer le médecin d’un détartrage profond, d’une extraction, d’un implant ou d’un autre soin dentaire réalisé récemment ou prévu dans les semaines entourant les injections.
Oui. Le médecin doit savoir quels produits ont déjà été injectés, dans quelles zones et, si possible, à quelle date.
Cette information est particulièrement importante pour les produits de comblement. Un produit peut encore être présent dans les tissus alors que le patient pense qu’il a complètement disparu.
Lorsque le nom du produit est connu, il est utile de le communiquer. Des photographies prises avant et après les anciens traitements peuvent également aider à comprendre l’évolution du visage.
Il est préférable d’arriver avec une peau propre et sans maquillage.
Avant les injections, la peau est de toute façon soigneusement nettoyée et désinfectée afin de réduire le risque de contamination.
Il est donc inutile d’appliquer une succession de sérums, de crèmes ou un maquillage couvrant juste avant le rendez-vous.
La veille des injections, aucune préparation complexe n’est nécessaire.
Il suffit de conserver sa routine habituelle si elle est bien tolérée, d’éviter les soins susceptibles d’irriter la peau et de ne pas manipuler les boutons ou les petites lésions du visage.
Il faut surtout vérifier qu’aucun problème nouveau n’est apparu : bouton de fièvre, infection, irritation importante, coup de soleil ou maladie aiguë. Dans ce cas, il est préférable de prévenir le médecin avant de se rendre au rendez-vous.
La meilleure préparation consiste surtout à ne pas fragiliser la peau avant la séance et à transmettre au médecin toutes les informations utiles.
Une peau saine n’a pas besoin d’être exfoliée, nettoyée en profondeur ou préparée par des soins particuliers. Il faut en revanche signaler les médicaments et les compléments alimentaires, les antécédents d’herpès, les traitements esthétiques précédents, les soins dentaires récents et tout problème cutané apparu avant le rendez-vous.
À Genève, ces éléments sont vérifiés avant les injections afin de déterminer si l’acide hyaluronique, la toxine botulique, les Skinboosters ou un autre traitement injectable peuvent être réalisés dans de bonnes conditions ou s’il est préférable de reporter la séance.
Article rédigé par le Dr Romano Valeria
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