Le PRP cheveux, le minoxidil et le finastéride font partie des approches utilisées dans la prise en charge de l’alopécie androgénétique masculine. Ces traitements n’agissent pas de la même manière : le PRP cherche à stimuler l’environnement du follicule pileux, tandis que le minoxidil et le finastéride agissent par des mécanismes pharmacologiques spécifiques.
Le choix du traitement dépend du stade de la chute de cheveux, de l’âge du patient, de ses antécédents médicaux, de sa tolérance aux traitements et de ses objectifs. Dans certains cas, plusieurs approches peuvent être associées dans une stratégie globale.
Ces trois traitements ne doivent pas être considérés comme équivalents ou concurrents. Ils répondent à des mécanismes différents de la chute de cheveux masculine.
Le PRP présente l’avantage d’utiliser les propres composants sanguins du patient et d’agir directement sur la stimulation des follicules encore actifs. Son efficacité dépend cependant fortement du stade de l’alopécie : il sera moins adapté lorsque la perte de cheveux est trop avancée.
Le minoxidil possède une efficacité documentée dans l’alopécie androgénétique masculine, mais nécessite une utilisation régulière et prolongée. L’arrêt du traitement entraîne progressivement la perte du bénéfice obtenu.
Le finastéride agit sur la composante hormonale de l’alopécie en diminuant la production de DHT. Ce traitement peut être efficace chez certains patients, mais nécessite une prescription et une information médicale complète concernant les effets indésirables possibles. Swissmedic mentionne notamment des précautions concernant certains effets secondaires sexuels et troubles de l’humeur rapportés chez une partie des utilisateurs.
La consultation médicale permet de choisir la stratégie la plus adaptée : PRP seul, traitement médicamenteux, association de plusieurs approches ou orientation vers une greffe capillaire lorsque la stimulation folliculaire n’est plus suffisante.
Article rédigé par le Dr Romano Valeria
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